Histoire et Patrimoine des Lucs sur Boulogne

09 mai 2022

La météorite des Lucs

"Faits Divers du Département" -

météorite photo

Le vendredi 5 de ce mois de novembre 1841, un globe de feu d'une clarté éblouissante et accompagné d'une forte détonation, a été vu traversant l'espace à grande vitesse dans les environs de Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon). Le bruit s'est aussitôt répandu qu'un événement extraordinaire avait eu lieu dans le pays, et on a même dit que l'île d'Yeu avait été engloutie. On a appris depuis que le météore vu dans les environs de Bourbon avait été remarqué sur plusieurs autres points de la contrée, et notamment à Rocheservière, où il a été suivi de la chute d'une pierre qui est tombée près de plusieurs cultivateurs effrayés, dans un champ du village de St-Christophe (St Christophe-La Charteuse), en y faisant une excavation d'environ douze à quinze centimètres de profondeur. Cette aérolithe qui pèsent cinq kilogrammes-et-demi, ressemble à une pierre calcinée ; cette pierre, qui dans l'intérieur parait formée de fer, de soufre et de silice, a été recueillie par M. Mercier (des Lucs) qui se propose de la soumettre à une analyse chimique.

  Le Journal de la Vendée indique que l'aérolithe est tombée sur la commune de Rocheservière. Il semble bien que la chute ait eu lieu sur la commune des Lucs, ainsi qu'en fait foi le jugement du tribunal de Bourbon-Vendée et le texte publié dans l'ouvrage de Cavoleau, revu et annoté par A. de La Fontenele de Vaudoré, en 1844. Un doute subsiste sur l'endroit exact où fut trouvé l'aérolithe.

Ce phénomène donna lieu à un procès assez curieux qui alla se dérouler jusque devant le tribunal de Bourbon-Vendée.

méréorite

Un passant dont le nom n'est pas cité [le procès indique François Douillard] ramassa cette pierre étrange et la vendit à un amateur du nom de Amédée Hippolyte Mercier de Grammont. Aussitôt Jean Vollard, le propriétaire du champ, prétendit qu'on le lésait et que l'aérolithe lui appartenait parce qu'il était tombé dans son champ. Mercier au contraire soutint que la pierre, avant sa chute n'étant la possession de personne, elle devait lui appartenir par la raison de premier occupant. Le cas était embarrassant et, vu sa rareté, n'avait point été prévu par le Code. Les débats furent laborieux et la question des objets trouvés fut examinée sous toutes ses formes. Le cas était embarrassant et, vu sa rareté, n'avait point été prévu par le Code. Les débats furent laborieux et la question des objets trouvés fut examinée sous toutes ses formes.

Enfin le tribunal, après un long examen, rendit un non moins long jugement, où les plaideurs en avaient, comme on dit, pour leur argent. S'appuyant sur seize considérants dont quelques uns étaient ingénieusement trouvés, les juges déboutèrent Vollard de sa demande. »                                                                                                                   

La roche, décrite scientifiquement par Daubrée (1880) puis surtout par A. Lacroix (1906), est une chondrite à olivine et hypersthène (type L. 6). La masse principale (4,7 kg) est aujourd’hui exposée au Muséum d’Histoire naturelle de Nantes, tandis que quelques fragments sont conservés dans d’autres musées (Paris, Chicago, Vienne, Londres). Elle faisait 5,5 kg à l'origine.

Du 15 septembre au 1er octobre 2009, lors d'une exposition à l'Historial, organisée conjointement par Lucus et L'Historial sur le thème de l'histoire de la pierre aux Lucs-sur-Boulogne, les visiteurs eurent le plaisir de l'admirer.

 

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22 avril 2022

Agenda, actualités

 

 

Les Lucs-sur-Boulogne. Les résidents de Sainte-Anne redécouvrent leur passé

ouest france

Quelques résidentes de Sainte-Anne, entourées de bénévoles, lors de la visite du musée Lucus. 
Quelques résidents de Sainte-Anne ont pu visiter les collections d’objets anciens de l’association locale Lucus, située au Chef-du-Pont. Cette découverte s’est déroulée sur quatre après-midi, pour faciliter le transport et l’accès au site des personnes à mobilité réduite.

Par petits groupes, les aînés se sont plongés dans le passé et redécouvert divers matériels qu’ils ont connus et surtout utilisés, comme certains ustensiles de cuisine, des machines à coudre, des postes de TSF ou les outils agraires et ceux de nombreux métiers, la plupart des objets leur étant familiers. « Beaucoup de souvenirs ont resurgi et ont été évoqués avec un peu de nostalgie, lors d’échanges très riches. Cette organisation a égayé leur quotidien », se félicitent les animatrices de l’Ehpad, Marlène et Véronique.

Jean-Bernard Piveteau, président de Lucus, se réjouit : « Cette animation faisait partie de nos projets 2022. C’est une grande première qui sera à renouveler. »

 Ouest-France Publié le 12/05/2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cette étrange pierre noire...

 

LA PIERRE NOIRE ou PHTANITE 

pierre noire

La présence de phtanite est notée, dans les ouvrages de géologie, comme datant de moins 850 à moins 600 millions d’années. La commune des Lucs a baptisé un lotissement et une rue, appelés respectivement « Hameau des Pierres Noires » et « Avenue des Pierres Noires ». Un gisement important se trouve sur les pentes du site du Petit Luc .

La Phtanite est une roche sédimentaire siliceuse de couleur bleue, grise, noire ou verte issu de la compression d'argile. C’est une variété de jaspe mais qui diffère du véritable jaspe, surtout par sa structure en plaques et en bancs alternant avec des schistes ; elle est généralement considérée comme issue de dépôts marins.

Aux Lucs, elle est bleu foncé, prenant une couleur presque noire quand elle est mouillée. Elle forme des fragments, des rognons, des amas, des couches ou des filons souvent intercalés en d'autres bancs. L'analyse, faite par le Professeur Mathieu de Lille, sur la pierre du Petit Luc indique :

Silice 94.460 % Alumine 2.455 % Oxyde de Fer 1.485 % Chaux 0.440 %

Cette sorte de roche fait partie de la catégorie des roches du globe, qui vient en seconde position pour sa teneur en radium, selon une analyse de radioactivité, réalisée par Mme Muchemble, chef de travaux à l'Institut Pasteur de Lille, sur les phtanites des Lucs-sur-Boulogne.

Les habitants du Petit Luc au cours des siècles, ont creusé de nombreuses fontaines, notamment sur le versant Est du site. Avaient-elles des qualités radioactives et donc, peut-être curatives, de certaines maladies ? . . .