Le retable de Ste Catherine d’Alexandrie et la Dation du Rosaire à Ste Catherine de Sienne et à St Dominique
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En 1080, il est fait mention de l’église de Saint Pierre du Luc par l’abbé Evrard de l’abbaye sainte Croix de Talmont. En 1553 et 1568, elle est pillée puis brûlée lors des guerres de religion. En 1794, durant la guerre de Vendée, les colonnes infernales l’incendient en partie (Seule, la toiture de la nef avait brûlé). Jugée trop petite et trop délabrée, elle est démolie entre 1906 et 1912. Les retables endommagés en 1794 furent restaurés une première fois en 1827 par Louis Grootears célèbre décorateur et sculpteur nantais.
Les pierres et les matériaux sont vendus. Les trois cloches qui dataient de 1861 sont installées dans le clocher de la nouvelle église. On y installe aussi les fonts baptismaux, un grand Christ en croix, la statue de Saint Antoine de Padoue. Les retables sont dispersés :
Le retable de Ste Catherine (transept gauche) se retrouve dans la chapelle du Château de la Métairie du Poiré-sur-Vie avec l’autel du Rosaire ; le retable du Rosaire (transept droit) part dans la chapelle du château de la Davière des Lucs. Le tabernacle du maître-autel sert de maître autel dans la nouvelle église pendant trois ans avant d’être remisé chez des particuliers ; il est sauvé par une famille des Lucs. Ces mobiliers seront offerts en 1992 à l’association Lucus. Les autres mobiliers et tableaux ont disparu.
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Photo de l’ancienne église vers 1900 (don de la famille Lesaffre). L’autel du St Rosaire est à droite ; on devine le tableau derrière la vierge. Le retable à gauche est dit autel de la Charité ou de Ste Catherine (statue de Ste Catherine) dans le couronnement. Au-dessus de l’autel central, le tabernacle du maître-autel.
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Le tabernacle à la chapelle du Petit Luc restauré et installé par l’association Lucus en 2014
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"La confession donnée à un mourant" artiste inconnu "La Dation ou Donation du Rosaire" artiste inconnu
A gauche le tableau ( disparu) qui se trouvait primitivement dans le retable de Ste Catherine ; à droite le tableau dans le retable du Rosaire. Ce dernier a été restauré en 1975 et installé sur le mur du transept gauche.
Jeanne Mercier née au Luc en 1633, épousa à 43 ans dans l’église St Pierre du Luc, Messire François du Boishorant, Chevalier, Seigneur de la Renauderie de Machecoul. Ils eurent un fils qui mourut en 1680 avant l’âge de 3 ans et fut enterré dans l’église St Pierre. C’est probablement cette année-là que Jeanne Mercier offrit le tableau du Rosaire à l’église St Pierre du Luc. Devenue veuve en 1700, elle mourut en 1705 et fut enterrée dans le cimetière du Luc.
Elle avait aussi fait don à sa paroisse, d’une rente de 100 livres par an pour agrandir et améliorer l’autel du Rosaire. Celui-ci existait déjà en 1638, date à laquelle Julien Texier, avocat fiscal du Luc, fut enterré devant.
Le tableau du Rosaire, acheté par Mr Alexandre Renaudin, maire des Lucs, lors de la démolition de l’ancienne église, fut donné par celui-ci en 1939 à Mr André Mercier des Rochettes (descendant de Jeanne Mercier).
Ce dernier, devenu maire des Lucs, le remit à Mr l’abbé Augereau, curé des Lucs, le 24 mars 1949, qui le plaça dans l’église dès le lendemain, Fête de l’Annonciation, jour où fut reconstituée la Confrérie du Rosaire. La Confrérie du Rosaire (aide aux plus démunis), avait été une première fois reconstituée en 1844 ; elle est depuis tombée en désuétude. Le tableau fut restauré en 1975 et classé aux Monuments Historiques. Le retable de Ste Catherine, n’ayant plus de tableau central, il fut décidé pendant sa restauration, de placer le tableau du Rosaire à l’intérieur où il est mis en valeur.
L’association Lucus organise une souscription en 2014 puis entreprend la restauration des mobiliers en sa possession : le tabernacle du maître-autel est posé dans la chapelle du Petit Luc et en 2020, le retable de Ste Catherine est posé sur l’autel du Rosaire dans le transept gauche de l’église actuelle avec le tableau du Rosaire à l’intérieur.
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Nous voyons en haut du tableau la Vierge Marie et l’enfant Jésus dans les nuées. La Vierge remet un rosaire (chapelet), symbole de la prière, à Saint Dominique de Nuñez de Guzman, né en Espagne et mort en Italie (1170-1221), fondateur de l’ordre des dominicains, il est canonisé en 1234 et fêté le 8 août. Le nom « Rosaire » vient des roses, nom des gros grains du chapelet, lui-même n’étant primitivement qu’une couronne de roses.
Le Rosaire est donné aussi par l’enfant Jésus à Sainte Catherine de Sienne, née en Italie et morte à Rome (1347-1380), canonisée en 1461 et fêtée le 29 avril, déclarée sainte patronne de l’Italie, de l’Europe depuis 1999, des journalistes, des médias et de tous les métiers de la communication.
La représentation des deux saints est anachronique : Ils n’auraient pu se rencontrer ; Saint Dominique était décédé plus d’un siècle avant la naissance de Sainte Catherine.
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Saint Dominique est souvent représenté avec un livre (recueil de ses sermons) et accompagné d’un chien (les Dominicains jouant sur leur nom : « Domini canes », s’appelaient « les chiens du Seigneur ») ; celui-ci tenant une torche allumée dans sa gueule. Ce symbole vient d'un rêve que la mère de saint Dominique fit alors qu'elle était enceinte de lui. Dans ce rêve, elle enfantait d'un chien portant une torche qui embrasait le monde entier. Saint Dominique reprit donc cet emblème en disant qu'il serait ce chien qui éclaire le monde de la vérité et qui aboie contre les hérétiques en surveillant son troupeau.
De nombreux tableaux ont été peints sur ce thème à différentes époques et dans nombre d’églises en France et à l’étranger.
Notre Dame du Rosaire est fêtée le 7 octobre et rassemble des milliers de pèlerins à Lourdes.
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Photo de l’ancienne église vers 1900 (don de la famille Lesaffre). L’autel du St Rosaire est à droite ; on devine le tableau derrière la vierge. Le retable à gauche est dit autel de la Charité ou de Ste Catherine (statue en haut dans le couronnement). Au-dessus de l’autel central, le tabernacle du maître-autel.